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Le 16 décembre dernier, l'Erika, après avoir réceptionné son chargement à Dunkerque, faisait naufrage au large de Belle Ile. Après avoir dérivées, les nappes de pétrole ont touchées les cotes a partir du 24 décembre. Presque au même moment, un autre pétrolier, le Volganeft 248, provoquait lui aussi une marée noire dans le Bosphore. Deuxcatastrophes qui venaient s'ajouter à celles du Torrey Canyon (1967), de l'Amoco Cadiz (1978), de l'Exxon Valdez(1989), du Haven (1991) ou encore du Nakhoda (1997).
L'ampleur de la catastrophe soulève, une nouvelle fois, de très nombreuses questions sur la prévention et les conséquences des marées noires : comment est organisé et réglementé le transport maritime de pétrole ? Quelles sont les responsabilités des transporteurs, des chargeurs, des assureurs et des Etats ? Pourquoi l'âge de la flotte des pétroliers est-il mis en accusation ? Pourquoi fait-on appel à des pavillons de complaisance ? Une marée noire est-elle une catastrophe écologique ? Est-elle plus importante que celle du dégazage régulier en haute mer ? Qui va payer la dépollution ? Comment peut-on nettoyer les cotes ? Quelles sont les recherches scientifiques menées sur les pollutions générées par le pétrole et ses produits dérivés ?
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Intervenants
Frédéric CLAVEAU,
Chargé de mission biodiversité marine à Greenpeace - France
Jean-Claude DAUVIN,
Directeur de la Station Marine de Wimereux Professeur à l'Université de Lille 1
Damien VEREECKE,
Responsable du service environnement de Total raffinage à Loon-Plage
Autres Rencontres-débats en 2000
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